Protégeons les civil·es : les mines antipersonnel doivent rester interdites !
À l’Union européenne et aux États membres
Pétition
Nous appelons :
Les cinq pays qui se sont retirés de la Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel (l'Estonie, la Finlande, la Lettonie, la Lituanie et la Pologne) à :
- Mettre immédiatement fin à tous les projets de production, d'acquisition et d'utilisation de mines antipersonnel
- S'engager publiquement à ne pas déployer de mines antipersonnel
Tous les États membres de l'UE à :
- Respecter la Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel et ses principes
- Dissuader activement les autres États membres de l'UE de produire, d'acquérir ou d'utiliser des mines antipersonnel
- Réaffirmer leur engagement en faveur de la protection des civil·es et du droit international humanitaire
L'Union européenne doit :
- Veiller à ce qu'aucun financement de la Commission européenne (y compris les prêts SAFE) ne soit utilisé pour la production, le stockage ou le déploiement de mines antipersonnel
Défendre et promouvoir activement la Convention sur l'interdiction des mines, tant au sein de l'UE qu'à l'échelle mondiale
Pourquoi est-ce important ?
« Nous sommes en mesure de miner n'importe quelle frontière en 48 heures. » [1] Cette phrase mérite qu'on s'y attarde.
Les dirigeant·es polonais·es ont déclaré qu'il leur faudrait moins de quarante-huit heures pour remettre en service une arme interdite depuis plusieurs décennies. Une arme qui a coûté des milliers de vies, des vies mutilées et détruites. [2]
Ils tentent de réintroduire les mines antipersonnel en Europe.
La Pologne se prépare à relancer une production à grande échelle. La Finlande prévoit déjà de former ses troupes à leur utilisation. Et en Allemagne, certaines voix politiques commencent à évoquer l'abandon pur et simple de l'interdiction. [3]
Les mines antipersonnel restent enfouies dans le sol, tuant des civil·es longtemps après la fin des conflits. Les survivant·es sont confronté·es à des amputations, à des handicaps permanents et à des traumatismes. Leurs victimes sont des enfants qui se rendent à l'école, des familles en voiture ou des agriculteurs qui conduisent leurs tracteurs. [4]
Mais l'interdiction est toujours en vigueur. Des pays comme l'Allemagne et la Suède n'ont pas encore pris de décision. L'Union européenne peut encore maintenir l'interdiction.
C'est comme ça que l'on évite les catastrophes : lorsque des personnes comme vous et moi s'expriment, avant que les décisions ne soient définitives et que la production ne démarre à grande échelle. Faites entendre votre voix avant que cette menace ne devienne réalité.
Références:
- https://tvpworld.com/91077168/poland-border-with-russia-could-be-mined-in-48-hours
- https://www.hi-us.org/en/civilian-casualties-remain-alarmingly-high-as-use-of-landmines-spreads
- https://www.reuters.com/business/aerospace-defense/poland-start-producing-anti-personnel-mines-lay-along-eastern-border-2025-12-17/ ; https://www.forbes.com/sites/petersuciu/2025/12/29/baltic-states-have-withdrawn-from-anti-personnel-mine-ban-convention/
- https://the-monitor.org/reports/landmine-monitor-2024
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